Jan 20

Nous demandons à ne pas être impliqué par la prétendue « primaire populaire »

Bompard Daspe

Communiqué de Manuel Bompard, directeur de la campagne de Jean-Luc Mélenchon

« Le Canard enchainé » de cette semaine fait un ensemble de révélations affligeantes sur l’organisation, les dirigeants de la « primaire populaire » et leurs méthodes. Le journal fait notamment état d’une intervention vidéo de Samuel Grzybowski, porte-parole de « la primaire populaire ».

Dans celle-ci, il indique à ses partisans avoir pour objectif :

⁃ d’empêcher les candidatures de Yannick Jadot et de Jean-Luc Mélenchon en appelant les maires à bloquer les parrainages d’élus ;

⁃ de faire chuter leurs côtes de popularité en menant des opérations de critiques massives sur les réseaux sociaux ;

⁃ d’empêcher leurs prêts bancaires pour qu’ils ne puissent pas mener campagne ;

⁃ de collecter un maximum de données sur les personnes intéressées par l’initiative.

Ces révélations s’ajoutent au caractère délibérément brutal de cette initiative, sans respect des personnes engagées dans cette élection présidentielle. Ainsi, les candidats seront soumis au vote sans leur accord. D’autres n’y seront pas, sans leurs avis non plus.

Les électeurs sont appelés à cautionner sans débat un prétendu « socle commun ». Ce socle est présenté comme « co-construit » entre les différents candidats alors qu’aucun d’entre eux n’en a jamais validé une seule ligne. Ce vote s’apparente donc à une sorte de sondage sans qu’aucune des règles de bases permettant d’en garantir la sincérité ne soit respectée.

Ce n’est pas acceptable. Aucun d’entre nous n’a eu accès au fichier des votants et la commission de contrôle mise en place a été dissoute par les organisateurs. Les modalités de classement des candidats sont clairement un biais favorisant les candidatures d’accompagnement avec le système politique actuel. Enfin, le mode de scrutin numérique exclue les 10 millions de français aujourd’hui victime de la fracture numérique, ainsi que ceux qui ne disposent pas d’une carte bancaire.

Cette situation est consternante. Elle nous oblige à apporter avec force et fermeté les précisions suivantes :

1/ Jean-Luc Mélenchon n’a jamais donné son accord pour figurer dans ce scrutin : nous demandons donc que son nom soit retiré de tous les supports physiques et numériques de la « primaire populaire ». Nous demandons que les organisateurs cessent de l’associer à une démarche manifestement problématique et insincère.

2/ Nous nous dégageons de toute responsabilité quant aux utilisations qui pourraient être faites ensuite des diverses données collectées sur les inscrits. Cela concerne notamment le fichier des numéros de carte bancaire exigés pour s’inscrire.

3/ Nous n’inclurons aucune dépense relative à l’organisation de cette initiative dans nos comptes de campagne puisque nous y avons été inscrit de force et contre notre consentement. Nous récusons d’avance les imputations concernant la gestion de cette opération, par exemple concernant le financement par des prêts de personnes physiques ou le prêt de main d’œuvre d’une association à une autre.

Il est temps que la campagne électorale soit débarrassée de ces pratiques déloyales qui instrumentalisent les aspirations au rassemblement et fonctionnent depuis des semaines comme un harcèlement permanent contre la légitimité des candidatures de gauche. Elles questionnent sur les intentions politiques réelles de cette organisation. Nous les condamnons et nous tenons à nous en mettre clairement à distance.

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Jan 09

La casse de l’Ecole de la République par le ministre Blanquer au cœur de la campagne de LFI / UP

Réponse Blanquer

 

Francis Daspe organisait une conférence de presse ce mercredi à Perpignan pour présenter son dernier livre sur l’éducation intitulé « Blanquer à l’assaut de l’école de la République. Chronique militante d’une casse et d’un casse. » (Eric Jamet éditeur, décembre 2021). Il s’agissait également d’évoquer l’inscription des questions d’éducation dans la campagne de la présidentielle dans les Pyrénées-Orientales. Francis Daspe a été responsable de la Commission nationale éducation du Parti de Gauche depuis sa mise en place en 2009, et il est impliqué dans La France Insoumise depuis sa création en 2016.

Cet ouvrage se présente comme une chronique militante d’un quinquennat d’airain en ce qui concerne l’école. « L’œuvre du ministre Jean-Michel Blanquer peut se définir comme une casse, dans l’idée d’exprimer une destruction et un démantèlement méthodiques. C’est également un casse, dans le sens de l’exécution d’un plan concerté perpétré par une Macronie décomplexée. L’école de la République a bien été confrontée à un assaut en bonne et due forme », expliquait Francis Daspe. Pour l’auteur, l’école s’inscrit, sans s’en extérioriser, dans un projet de société. « Celui de la Macronie, porté au cours du quinquennat par Jean-Michel Blanquer, s’oppose frontalement à une école de la République digne de ses missions d’égalité et d’émancipation », poursuivait-il.

Le livre vise à faire émerger une alternative solide, s’inscrivant donc pleinement dans la séquence politique qui s’ouvre, celle de la campagne présidentielle de 2022. Il s’inscrit dans le prolongement des deux livres précédents sur l’éducation écrits par l’auteur, « L’école du peuple. Pour l’égalité et l’émancipation » (éditions Bruno Leprince, 2012), « Manifeste pour l’Ecole de la 6° République » (éditions du Croquant, 2016).

A cet effet,  des réunions publiques seront organisées dans les Pyrénées-Orientales sur le thème « L’Ecole du peuple. Pour l’égalité et l’émancipation. ». D’ores et déjà, sont prévues des réunions jeudi 13 janvier à Thuir, mardi 18 janvier à Prades, mercredi 26 janvier à Elne, mercredi 2 février à Perpignan, mardi 8 février à Saint-Cyprien, lundi 7 mars à Céret. La séquence se poursuivra le reste du mois de mars et ce jusqu’au premier tour de la présidentielle le 10 avril, notamment en Cerdagne.

Ce cycle de réunions publiques mettant au cœur de la campagne les questions d’éducation entre en résonance avec une tribune signé par de nombreux acteurs de l’éducation appelant à voter en 2022 pour Jean-Luc Mélenchon afin de « reconstruire le service public de l’éducation ».   Appel qui peut être signé au lien suivant :

https://parlement.lunionpopulaire.fr/tribune-reconstruire-le-service-public-de-leducation/  

 

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Déc 24

Le PG 66 dans le centre de Perpignan pour les vœux 2022

Idrac Daspe Sarda

Dans le cadre de sa campagne d’action des vœux pour l’année 2022 intitulée « Vite, une 6° République pour retrouver la souveraineté populaire », le Parti de Gauche 66 sera présent dans les rues du centre de Perpignan (place de la Victoire, allées Vauban, place Arago, place de la République) mardi 28 décembre à partir de 16 heures (rendez-vous place de la Victoire).

Pour le PG 66, il y a urgence à mettre fin à cette monarchie présidentielle dont la pente autoritaire, avec les reculs des droits et des libertés démocratiques, la banalisation de la pratique des états d’urgence, la criminalisation de l’action syndicale et de la contestation, un exercice de plus en plus solitaire du pouvoir etc.

Le PG 66 souhaite à toutes et à tous une bonne année 2022, qui passe par le surgissement de la révolution citoyenne. Car, en toutes occasions, le peuple est la solution.

Francis DASPE, co-secrétaire départemental du PG 66              

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Déc 14

Les vœux du PG 66 pour 2022 : « Vite, une 6° République pour retrouver la souveraineté populaire »

F Daspe Manif Perpignan avril 2018

Le Parti de Gauche 66 souhaite des vœux de bonne année 2022 à l’ensemble des habitants des Pyrénées-Orientales. Il s’adresse à des populations touchées par les politiques de régression menées en tous domaines par le gouvernement : sociale, économique, écologique, mais aussi démocratique.

Il y a urgence à mettre fin à cette monarchie présidentielle dont la pente autoritaire s’accentue avec le Président Macron se comparant à Jupiter. Les reculs des droits et des libertés démocratiques donnent le vertige, avec entre autres la banalisation de la pratique des états d’urgence, la criminalisation de l’action syndicale et de la contestation, un exercice de plus en plus solitaire du pouvoir etc.

Le PG 66 lance au cours des vacances de fin d’année une campagne d’action en ce sens avec présences sur les marchés et distributions de tracts, afin d’engager le débat avec les citoyens. Le slogan de cette campagne d’action, « Vite, une 6° République pour retrouver la souveraineté populaire », illustre clairement l’urgence à refonder le contrat politique en modifiant les règles du jeu de notre démocratie.

Le PG 66 milite pour la convocation d’une assemblée constituante. La 6° République devra être un régime parlementaire stable qui permette réellement l’implication populaire. Le recours au référendum, qu’il soit législatif, abrogatoire, révocatoire ou constituant, doit devenir monnaie courante. Il s’agira également de procéder à la séparation de l’argent et de l’Etat : balayons les privilèges de caste de l’oligarchie, combattons l’influence des lobbies, luttons contre les conflits d’intérêts et la corruption. La démocratisation et le pluralisme des médias passent par l’adoption d’une loi anti-concentration. Garantir la laïcité constitue une condition indispensable à la réalisation effective et concrète de la devise républicaine.

Les campagnes de 2022, présidentielle et législatives, doivent être, avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon, l’occasion de renverser la table. Le PG 66 souhaite à toutes et à tous une bonne année 2022, qui passe par le surgissement de la révolution citoyenne. Car, en toutes occasions, le peuple est la solution évidente aux crises, et plus particulièrement de la crise démocratique !

Catherine DAVID et Francis DASPE, co-secrétaires départementaux du PG 66              

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Nov 04

Urgence écologique, dérèglement climatique, responsabilité de la COP 26

Ecosocialisme PG

La 26ème conférence sur le climat (COP 26) se tient à Glasgow dans un contexte d’urgence et de crise écologiques. Les effets du réchauffement climatique sont devenus le quotidien de l’ensemble des habitants de la planète : dôme de chaleur au Canada, incendies gigantesques en Grèce, en Algérie et en Australie, inondations meurtrières en Allemagne, en Belgique et en France, sécheresses historiques en Afrique, famine à Madagascar.

Les rapports du GIEC montrent qu’il est urgent d’agir. Pour le secrétaire général de l’ONU, tout échec signerait « un aller simple vers le désastre ». Face à cette catastrophe annoncée, la solution serait de réduire les émissions à 55% d’ici 2030. Pour remplir cet objectif, il faudrait que les Etats s’en prennent directement aux multinationales du capitalisme fossile (Total, Engie, Exxon etc.) responsables à 71% des émissions de gaz ainsi qu’aux banques qui financent leurs projets.

La France prend hélas toute sa part dans le cynisme ambiant caractérisant un tel cénacle réunissant de puissants intérêts financiers. Elle appelle les gros émetteurs de gaz à effet de serre à rehausser leurs ambitions tout en promouvant activement les énergies fossiles et le nucléaire avec les gouvernements d’extrême droite climato-sceptiques, polonais et hongrois. La COP 26 a l’immense responsabilité d’organiser la bifurcation des politiques publiques mondiales. L’expropriation des multinationales de l’énergie, la socialisation des moyens de production et la planification démocratique de l’économie sont les seules solutions pour réaliser la bifurcation écologique.

Francis DASPE et Catherine DAVID, co-secrétaires départementaux du Parti de Gauche 66

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Sep 28

Non à la hiérarchie au Primaire dans l’école publique !

Daspe Torcatis

Le Parti de Gauche 66 soutient la mobilisation contre la loi Rilhac qui sera examinée à l’Assemblée nationale les 29 et 30 septembre.

La loi Rilhac a pour objectif de faire des directeurs d’école, jusqu’à présent enseignants, des supérieurs hiérarchiques des professeurs des écoles. Elle vise à fragiliser et à diviser les écoles par la multiplication de petites hiérarchies intermédiaires.

Cette loi s’inscrit dans la volonté idéologique exprimée par le ministre Blanquer à transformer l’école en entreprise avec les méthodes du New Public Management.
Elle est votée au moment où Macron, récemment à Marseille, a décidé la possibilité d’une expérimentation permettant aux directeurs d’école de recruter les autres enseignants.

Le PG 66 s’associe à l’indignation des directeurs, opposés à 91% à ce projet de loi, totalement à rebours de la culture prévalent jusqu’alors parmi les professeurs des écoles attachés à la solidarité et l’égalité entre collègues. Il appelle à soutenir les initiatives s’opposant à ce projet de loi qui commencent ce mercredi partout en France, et plus particulièrement à celles qui pourront avoir lieu dans les Pyrénées-Orientales.

Francis DASPE, co-secrétaire départemental du Parti de Gauche 66

Co-auteur de deux livres sur l’éduction, « L’école du peuple. Pour l’égalité et l’émancipation » (éditions Bruno Leprince, 2012), « Manifeste pour l’Ecole de la 6° République » (éditions du Croquant, 2016)

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Sep 15

Le projet local d’évaluation, ou le coup de rabot supplémentaire à l’école de la République

RRenverser la Table 1

En cette rentrée scolaire, le ministre de l’éducation nationale Jean-Michel Blanquer demande aux lycées d’élaborer un projet local d’évaluation (PLE). Il s’agit d’harmoniser les pratiques d’évaluation au sein des lycées. L’initiative s’inscrit dans le prolongement de la réforme du bac, qui s’est traduite par sa destruction en tant qu’examen national républicain et sa transformation en contrôle continu local, voire localiste. L’objectif avancé vise à « conforter l’égalité de traitement des élèves ». Le Parti de Gauche 66 considère qu’il n’en sera rien ; il alerte au contraire sur les graves menaces qu’il fait peser sur le service public d’éducation nationale.

Il s’agit en effet d’une redoutable arme, supplémentaire, de destruction massive des fondements de l’Ecole de la République et du métier de professeur. Ce projet cherche d’abord à réduire la liberté pédagogique des enseignants, déjà fortement ébréchée. Sous couvert d’harmonisation, il veut en réalité procéder à l’uniformisation des pratiques d’évaluation, et au-delà, de l’ensemble de la pédagogie. Il renforce la pente inquiétante de « l’évaluonnite aiguë » qui ne cesse de ronger l’acte même de transmission des savoirs. Il aggrave la dérive vers la territorialisation de l’éducation, avec la porte ouverte pour toujours plus d’autonomie locale, ce qui constitue dans les faits l’exact contraire de la liberté pédagogique. Il appesantit encore plus lourdement le tropisme d’une gestion managériale autoritaire et désincarnée.

En fin de compte, ce projet représente la réitération d’un acte de défiance majeur à l’encontre des enseignants. C’est une bien curieuse façon de procéder de la part d’un ministre qui n’a cessé de se targuer d’instaurer une prétendue école de la confiance. Il porte en lui, comme la nuée l’orage, la promesse de mises en tensions permanentes des enseignants dans leur quotidien.

On s’aperçoit des dommages collatéraux de la réforme du bac, pourtant massivement repoussée dans les lycées. Le projet local d’évaluation est un dispositif lourd de menaces tous azimuts. Il pourrait, au mieux, être perçu comme un aveu d’échec de la réforme Blanquer du passage du bac en contrôle continu. Il n’en est hélas rien dans l’esprit du ministre. Bien au contraire, il s’échine à valider et à légitimer à la hussarde cette réforme néfaste et nocive.

Le PG 66 appelle au retrait de ce projet local d’évaluation au lycée. Il apporte son soutien à tous les établissements qui s’y opposeront. Il estime urgent de revenir en totalité sur la réforme du bac afin redonner à ce dernier sa dimension d’examen national, anonyme, égalitaire, c’est-à-dire réellement républicain. Les échéances électorales de 2022 doivent à cet égard servir de levier pour y parvenir et réinstaurer au sein des établissements une sérénité battue en brèche par ce nouveau quinquennat d’airain.

Francis DASPE, co-secrétaire départemental du Parti de Gauche 66

Co-auteur de deux livres sur l’éduction, « L’école du peuple. Pour l’égalité et l’émancipation » (éditions Bruno Leprince, 2012), « Manifeste pour l’Ecole de la 6° République » (éditions du Croquant, 2016)

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Sep 01

Blanquer, le prestidigitateur cynique

Daspe LM

Le Parti de Gauche 66 dénonce les conditions catastrophiques dans lesquelles la rentrée scolaire s’effectue une fois de plus. Pourtant, le ministre de l’éducation nationale Jean-Michel Blanquer ne cesse de claironner sur tous les tons, au mépris de la réalité la plus évidente et la plus tenace, que tout va bien et que tout se passe bien.

Cette rentrée scolaire doit faire face à un manque de moyens humains incontestables, dont les effets se font sentir dès à présent mais plus encore davantage d’ici quelques semaines, tant ces gens-là ont oublié que gouverner était prévoir. Elle se caractérise également par un manque de visibilité et d’anticipation quant aux contraintes induites par la crise sanitaire. Pire, la politique de la défausse permanente se matérialise par des protocoles et des dispositifs autant irréalistes qu’irréalisables, charge aux établissements et aux personnels de proposer des solutions concrètes que le ministre se trouve dans l’incapacité d’offrir, ne serait-ce qu’un commencement. Des promesses hâtives, comme celles d’équiper les salles de classe de purificateur d’air, ne sont par ailleurs jamais tenues.

Au lieu de résoudre les difficultés, le ministre Blanquer s’oriente résolument vers des impasses. Le mot magique d’enseignement hybride, toujours indéfini et indéterminé, ne vise qu’à imposer aux enseignants le cumul du présentiel et du distanciel. Il va même jusqu’à planifier l’éviction des élèves non vaccinés sans qu’ils soient touchés par la Covid !

Le PG 66 dénonce le « prestidigitateur cynique » que n’a cessé d’être au cours du quinquennat Jean-Michel Blanquer. Il a fait sienne la célèbre formule de Coluche : « Si vous avez besoin de quelque chose, je vous expliquerai comment vous en passer ! ». Vite, que prenne fin en 2022 ce quinquennat de destruction de l’école de la République !

Francis DASPE, co-secrétaire départemental du Parti de Gauche 66

Co-auteur de deux livres sur l’éduction, « L’école du peuple. Pour l’égalité et l’émancipation » (éditions Bruno Leprince, 2012), « Manifeste pour l’Ecole de la 6° République » (éditions du Croquant, 2016)

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Août 25

Une rentrée politique du PG 66 orientée vers la présidentielle de 2022

Daspe Revol Thuir 2

Ce mardi 24 août, le Parti de Gauche 66 (PG 66) effectuait sa traditionnelle rentrée politique à Thuir. Au menu, une réunion publique pensée sur le mode formation militante pour évoquer le thème « L’Union populaire, stratégie pour la Révolution citoyenne ». La thématique s’inscrit dans la perspective de la séquence politique s’ouvrant avec les élections nationales de 2022, la présidentielle suivie des législatives. Les débats ont été nourris par les interventions de René Revol et de Francis Daspe.

René Revol, maire de Grabels et vice-président Montpellier Métropole, s’attachait à décrypter le concept de révolution citoyenne. « L’idée de révolution citoyenne part de l’idée simple que reconduire à l’identique l’existant n’est plus possible. La situation exige par conséquent des bouleversements majeurs et des ruptures significatives », expliquait-il en préambule. Il estimait que la situation s’inscrit à la fois dans le sens de l’Histoire et correspond à la situation de crises multiformes que nous connaissons. Et de citer quelques uns des éléments de crise : la rupture du consentement démocratique qui exige la mise en place d’une 6° République, des inégalités sociales considérables dans la répartition des richesses nécessitant un autre partage conforme à l’intérêt général, les menaces de destruction de l’écosystème humain avec les ravages occasionnés par le capitalisme nécessitant une planification et une bifurcation écologiques ouvrant la voie à la règle verte (ne pas prendre sur la nature plus qu’elle ne peut régénérer).

« Nous devons faire face à une nouvelle étape dans le processus d’émancipation, qui a concordé à chaque fois avec des révolutions : l’émancipation de l’individu avec la révolution française de 1789 / 1794, l’émancipation collective sociale avec les combats du mouvement ouvrier des 19° et 20° siècles ». René Revol considère que la tâche du moment consiste à préserver les conditions même d’existence de la planète. « La révolution citoyenne est le mouvement de l’humanité visant à améliorer son sort : l’enjeu est de permettre au peuple de se refonder politiquement autour de la notion de biens communs, indispensables pour une vie digne, et que le capitalisme veut marchandiser ».

Pour sa part, Francis Daspe, auteur de deux ouvrages sur le sujet (« La Révolution citoyenne au cœur », « 2022. Pour renverser la Table à la présidentielle », tous deux parus aux éditions du Borrego en 2017 et 2020), commençait par rappeler les fondements de la stratégie populiste aux origines du lancement de La France Insoumise en 2016. « Elle réside dans le choix de chercher à fédérer le peuple sur des causes d’intérêt général de préférence aux tentatives de rassembler la gauche sur le mode cartel et au final sur le plus petit dénominateur commun. Dans cette configuration, l’opposition majeure oppose les oligarchies au peuple, ce qui permet de revigorer la réalité d’une lutte des classes pour laquelle le vieux clivage gauche / droite n’est plus opératoire car une partie de la gauche a changé de camp ».

Il poursuivait en listant un certain nombre d’atouts dont bénéficient La France Insoumise et la candidature de Jean-Luc Mélenchon : une indiscutable résonance au sein de la population, la possession d’un socle électoral non négligeable comme le montrent les sondages, la capacité à engendrer des dynamiques populaires, un programme solide et chiffré intitulé « L’Avenir en commun », une cohérence dans la stratégie et l’action unanimement reconnue etc. « Tout cela permet d’envisager une perspective majoritaire, la seule en capacité à créer dans le camp du progrès humain une espérance de changer les choses radicalement. Parce que la crise démocratique surplombe toutes les autres, comme c’est le cas dans toutes les périodes révolutionnaires, je mets en avant le concept de démocratie plébéienne afin de réactiver l’implication populaire et de susciter de nouvelles utopies mobilisatrices », indiquait Francis Daspe.

Tous les deux ne sous-estimaient pas les défis et les obstacles qui se dresseront sur la route, comme autant de plafonds de verre qu’il faudra briser. « Notre tâche prioritaire est de lutter contre la désaffiliation touchant une partie croissante de la population qui ne se sent plus concernée par le jeu électoral », analysait René Revol lors des échanges avec la salle. Francis Daspe abondait dans ce sens, par un examen du panorama politique actuel. « Aujourd’hui, toutes les forces politiques doivent faire face à des incertitudes et des problèmes non résolus. Elles ne disposent en fait que de trous de souris ». Militer consistera à élargir ces trous de souris…

La séquence politique de 2022 s’annonce décidément à la fois indécise et passionnante.

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Août 25

Le PG 66 planchera sur la stratégie d’Union populaire pour réaliser la Révolution citoyenne

Rentrée PG 66 A

Le Parti de Gauche 66 effectuera sa traditionnelle rentrée politique mardi 24 août 2021 à Thuir. A cette occasion, une formation militante sera organisée sur le thème « L’Union populaire, stratégie pour la révolution citoyenne ». Elle se déroulera à Thuir, salle des aînés, Maison des citoyens, à partir de 18 heures (3 avenue du Docteur Ecoiffier).

Elle sera animée par deux intervenants impliqués dans La France Insoumise depuis son lancement en février 2016. René REVOL est maire de Grabels et vice-président de Montpellier Métropole. Francis DASPE, secrétaire général de l’AGAUREPS-Prométhée, est auteur de deux livres sur le sujet : « La Révolution citoyenne au cœur » (Eric Jamet éditeur, août 2017), et « 2022 : pour renverser la Table à la présidentielle » (Eric Jamet éditeur, août 2020).

Après la fin des élections locales, municipales de 2020, départementales et régionales de 2021, une nouvelle séquence politique s’ouvre avec les élections nationales, présidentielle et législatives en 2022. Les réflexions porteront sur la stratégie pour pouvoir renverser la table et réaliser l’indispensable révolution citoyenne à partir de la stratégie d’Union populaire lancée par Jean-Luc Mélenchon au moment de sa proposition de candidature validée par des parrainages citoyens massifs.

Cette rentrée politique du PG 66 est ouverte au public, et bien évidemment plus particulièrement aux militants de La France Insoumise dans les Pyrénées-Orientales.

La formation militante proposée par le PG 66 s’inscrit dans la logique  de la rentrée nationale de La France Insoumise qui aura eu lieu le week-end suivant dans la Drôme à Valence avec les AMFIS d’été (l’équivalent des universités d’été), du jeudi 26 août au dimanche 29 août.

 

Francis DASPE, co-secrétaire départemental du PG 66

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