Juin 25

Répondre aux urgences immédiates et structurelles

10 Francis Daspe

Le principal enseignement du premier tour des élections départementales, dans les Pyrénées-Orientales comme partout en France, réside dans l’abstention abyssale. Elle témoigne tout d’abord, et ce n’est pas une surprise, de la gravité de la crise démocratique. Elle sanctionne également l’insuffisance des offres politiques. Elle répercute enfin les conditions catastrophiques dans lesquelles la campagne et le scrutin ont été organisés par le gouvernement, avec de nombreuses insuffisances. Cette « grève civique » constitue une urgence structurelle à laquelle il convient de donner des réponses concrètes. Une refonte de nos institutions et de nos pratiques s’impose, dans la logique du passage à une 6° République s’appuyant sur la souveraineté et l’implication populaires.

Pour le second tour, La France Insoumise accorde une totale confiance dans la sagesse de ses électeurs qu’elle remercie chaleureusement d’avoir voté en faveur de ses candidats. Ne s’estimant pas propriétaire des voix de ses électeurs, considérant que les consignes de désistement révélatrices de la survivance d’un ancien monde politique sont vaines et dérisoires, La France Insoumise trace une ligne claire : pas une voix ne doit aller à l’extrême droite, aller voter reste un devoir civique.

Les résultats obtenus par La France Insoumise n’ont pas permis de faire triompher la nécessaire alternative sociale, écologique et démocratique qu’elle avait construite. Cependant, l’alliance avec la GDS (Gauche démocratique et sociale), qui valait aussi bien pour les départementales que les régionales, et l’entente partielle avec le pôle écologique (EELV et Génération.s) en vue de rationaliser les candidatures dans certains cantons, a permis de proposer aux électeurs des Pyrénées-Orientales une offre politique différente et alternative. Deux aspects positifs sont à retirer de la séquence des élections départementales. La France Insoumise a pu affirmer une présence sur l’ensemble du territoire du départemental, renforçant de ce fait son ancrage politique ; elle a fait preuve d’une incontestable crédibilité en matière programmatique, avec de multiples propositions concrètes, quand d’autres se contentaient de généralités et oubliaient les compétences du département.

Répondre à ces urgences immédiates et structurelles relève d’une cause d’intérêt général. Il en va du maintien de la res publica, ou de ce qu’il en reste. A cet effet, La France Insoumise bascule dès à présent dans la nouvelle séquence politique qui s’ouvre, avec les élections présidentielle et législatives de 2022. Il s’agira de renouer avec la formidable espérance suscitée en 2017 par la candidature de Jean-Luc Mélenchon, le programme « L’Avenir en commun » et la stratégie de révolution citoyenne.

Pour La France Insoumise, Francis DASPE

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Juin 17

L’appel du 18 juin de La France Insoumise pour des « Pyrénées-Orientales populaires, écologistes et solidaires »

F Daspe Manif Perpignan avril 2018

A quelques jours du premier tour des Départementales, force est de constater que le rassemblement « Pour des Pyrénées-Orientales, écologistes, solidaires » initié par La France Insoumise a su créer un véritable espoir de renouveau et de renouvellement. Les ruptures des propositions programmatiques, le dynamisme de la campagne de terrain, l’unité d’action expliquent la très bonne réception des candidats présentés.

Ces candidatures entrent en résonance avec un désir de quadruple alternative. Une alternative à la gestion rétrécie d’une majorité départementale socialiste à bout de souffle. Une alternative au projet de régression sociale portée par une droite décomplexée. Une alternative aux postures démagogiques d’une extrême-droite sans contenu, qui ne se nourrit que de la médiocrité des propositions existantes. Une alternative aux politiques menées par le gouvernement de la Macronie qui impactent douloureusement le quotidien des habitants du département.

Aucun des défis que doit relever le département des Pyrénées-Orientales ne peut recevoir de solutions sans des politiques de ruptures. Ces ruptures sont contenues dans le projet porté par La France Insoumise, qui converge vers le triptyque « bouclier social, bifurcation écologique, renouvellement démocratique ». Car le département, par ses compétences, est en capacité d’impulser des politiques novatrices en matière sociale, écologique et démocratique. C’est un échelon au plus près des citoyens depuis la Révolution française. Le département doit également servir à atténuer la rigueur des politiques régressives d’austérité menées localement ou nationalement.

Continuer comme par le passé, même avec l’illusion de replâtrages de façade, d’alternances sans alternatives et de fuites en avant suicidaires, n’est plus possible. La pandémie de Covid-19, qui est venue frapper une société déjà durement affectée par les inégalités sociales et l’affaiblissement des services publics, notamment dans la santé, le confirme si besoin en était. L’urgence écologique, de plus en plus criante, s’ajoute à une crise démocratique exprimée par l’abstention et le mouvement des gilets jaunes.

La France Insoumise s’inscrit plus que jamais dans une perspective majoritaire pour offrir une alternative à ce qui se fait (mal) aujourd’hui et à ce qui pourrait se faire (encore plus mal) demain…  Le bulletin France Insoumise correspond véritablement au vote nécessaire, utile, efficace et raisonnable. Seul le rassemblement « Pour des Pyrénées-Orientales populaires, écologistes, solidaires » initié par La France Insoumise  prend en compte ces urgences, ces alternatives et ces ruptures. Les Pyrénées-Orientales en éprouvent un besoin plus que jamais vital. Dimanche 20 juin, exprimons-le dans les urnes !

Pour La France Insoumise, Francis DASPE

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Juin 17

Pour une vision systémique du tourisme dans les Pyrénées-Orientales

Daspe LM

Pour relever les défis de l’attractivité et de l’image de marque du département, les responsables politiques  promettent de manière mécanique et pavlovienne, de développer le tourisme. C’est une forme de paresse intellectuelle. En effet, les Pyrénées-Orientales illustrent l’échec du choix de faire du tourisme un antidote à toutes les insuffisances et les manques d’imagination des décideurs politiques et économiques. L’option du « tout-tourisme » s’est révélée une impasse, et même parfois un obstacle à une pourtant indispensable diversification du tissu économique local. Le constat est sans appel : avec des emplois mal payés, précaires, saisonniers, ces choix ont aggravé la pauvreté et le sous-emploi dans le département.

Dans cette campagne des élections départementales (et régionales…), la paresse est toujours de mise. On assiste à une litanie de slogans vides de sens et de contenus : tourisme durable, tourisme raisonné, or bleu, or blanc etc. Et de promettre ici une marque, là un parc de plus ou un festival nouveau, sans savoir concrètement ce qu’il y a derrière et de quoi il en retourne.

Le tourisme de masse n’est pas le problème en soi. Car derrière les critiques de ce concept, après l’avoir encensé, affleure un refus de voir venir des catégories populaires venir. Le problème fondamental réside dans la conception de « mono-industrie » du tourisme valorisée par défaut d’imagination.

Il est indispensable d’intégrer la question touristique dans une vision systémique, en y incluant les enjeux liés à l’agriculture, à la culture et à l’environnement. Comment parler sérieusement de tourisme si la préservation des terres agricoles, la valorisation des circuits courts et le maintien d’une agriculture paysanne écologique ne sont pas des préoccupations premières ? Comment parler sérieusement de tourisme si des stratégies de lutte contre la pollution et la bétonisation, des dispositifs de protection des espaces naturels, des mesures pour surmonter les contraintes liées au réchauffement climatique ne sont pas pris en compte ?  Comment parler sérieusement de tourisme si les atouts liés au patrimoine, à l’histoire et aux différentes cultures populaires ne sont pas mieux valorisés ?

Une vision systémique possède l’avantage  d’agir de concert sur plusieurs leviers, en gardant présent à l’esprit le rôle majeur d’hommes et de femmes dans un tel « écosystème touristique » qui reste à élaborer. Les axes prioritaires de « l’écosystème touristique » sont un tourisme liée à la pluri-activité, un tourisme 4 saisons, un tourisme favorisant la relocalisation des productions et des activités, un tourisme contribuant à redonner du pouvoir d’achat. Bref un tourisme à l’opposé du modèle qui a prévalu jusqu’à présent : saisonnier, précaire, mal payé, destructeur pour l’environnement, ne bénéficiant que peu aux populations locales.

Pour le tourisme aussi, La France Insoumise veut offrir une alternative à ce qui se fait (mal) aujourd’hui et à ce qui pourrait se faire (encore plus mal) demain…

Francis DASPE, candidat sur le canton 10 de Perpignan-5 Canohès

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Juin 16

Pour la création d’un Observatoire départemental de la précarité énergétique

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Dans le cadre de ses importantes compétences dans le domaine de la solidarité, le Conseil Départemental a le devoir de s’attacher à résoudre les situations de détresse sociale. Les Pyrénées-Orientales battent hélas de trop nombreux records en la matière. C’est le cas de la précarité énergétique, phénomène mal connu, mais en inquiétante expansion.

Les candidats de La France Insoumise, rassemblés dans les listes « Pour des Pyrénées-Orientales populaires, écologistes, solidaires », s’y attaqueront résolument.

Un Observatoire départemental de la précarité énergétique sera immédiatement créé. Il s’agit d’abord de détecter et de recenser les familles qui en sont victimes. En effet, une majorité de celles-ci ne signalent pas leur situation, loin de la sinistre fable d’un prétendu assistanat généralisé des catégories sociales les plus modestes.

L’objectif final consistera à faire de l’énergie un droit fondamental garanti à tous. On sait à quel point l’impact de la précarité énergétique est dramatique en termes d’insertion sociale des adultes ou de réussite scolaire des enfants.

Francis DASPE, candidat France Insoumise sur le canton 10 de Perpignan-5 pour la liste « Pyrénées-Orientales populaires, écologistes, solidaires »  

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Juin 16

Un plan pluriannuel pour des collèges à taille humaine

MESR

Dans le cadre de ses compétences dans le domaine de la gestion des collèges, le Conseil Départemental peut influer sur les conditions d’apprentissage des élèves. Dans cette optique, La France Insoumise œuvrera à la mise en place d’un maillage de collèges à taille humaine sur l’ensemble du département.

Après la réalisation d’un audit portant sur la situation globale des collèges, un plan de financement pluriannuel sera lancé. L’objectif consistera à offrir un maillage équilibré entre les différents territoires (répondant en cela aux compétences du département de solidarité territoriale et d’accessibilité aux services publics trop souvent négligées) et des collèges à taille humaine, loin des recherches d’économies d’échelles permises par les établissements surdimensionnés. Aucun collège ne devra dépasser à terme la jauge de 500 élèves.

Les vertus pédagogiques d’un tel choix volontariste sont nombreuses. Il apportera une plus grande sérénité au quotidien dans les collèges ; il améliorera les conditions d’exercice pour les personnels et d’étude pour les élèves ; il démultipliera les chances de réussite du plus grand nombre.

Ce plan pluriannuel fera également office de meilleur plan possible de relance pour les Pyrénées-Orientales, à l’opposé des ersatz de plans élaborés par le gouvernement et les instances européennes. C’est la preuve une fois de plus, si besoin était, que l’éducation n’est décidément pas un coût, mais un véritable investissement d’avenir.

En dépit de cet effort considérable, un Conseil départemental dirigé par La France Insoumise ne revendiquera pas de se mêler de pédagogie : le maintien du caractère national de l’Ecole de la République est une priorité sur laquelle il n’est pas question de transiger, à rebours des gouvernements passés et actuels qui s’évertuent à casser le cadre national du service public d’éducation en le territorialisant.

Pour l’éducation, comme pour le reste, pour La France Insoumise, toutes les compétences, rien que les compétences ! Et il y a beaucoup à faire…

Francis DASPE, candidat France Insoumise sur le canton 10 de Perpignan-5 pour la liste « Pyrénées-Orientales populaires, écologistes, solidaires »  

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Juin 15

Un accès aux droits renforcé, condition du bouclier social

10 perpignan 5

Les candidats de La France Insoumise aux élections départementales des 20 et 27 juin dans le canton 10 de Perpignan-5, Carole GOHIER et Francis DASPE, placent au rang de priorité l’amélioration de l’accès aux droits.

Le constat actuel est hélas sans appel. Il y a une insuffisance notoire dans l’accès aux droits, aussi bien en matière d’information, de suivi et d’accompagnement des personnes, de délais d’instruction des dossiers, de manques de moyens humains. Incontestables, les conséquences sont désastreuses : les renoncements aux droits sont considérables. Ce sont ceux-ci qui obscurcissent et hypothèquent lourdement les chances de réinsertion, bien davantage que le prétendu assistanat généralisé.

Les dépenses sociales du Conseil départemental étant obligatoires et contraintes, la droite, dans son obsession de réduire les dépenses publiques et de dynamiter à tous les échelons le modèle social français, n’aura pour levier principal que de complexifier l’accès aux droits. De la sorte, elle s’évertuera à transformer la solidarité républicaine (s’appuyant sur des droits) en charité condescendante ou honteuse (relevant d’aumônes concédées). Quand à l’extrême droite, nul ne doute qu’elle introduira en catimini d’autres critères, inavoués et inavouables.

La France Insoumise milite pour un autre projet de société, puisant aux sources de principes républicains généreux et humanistes. Il s’incarnera dans un bouclier social dont le socle résidera dans l’amélioration significative de l’accès aux droits. Il passe par la création d’un service dédié aux jeunes pour l’entrée dans la vie active et l’insertion dans le monde du travail. Le RSA sera élargi aux moins de 25 ans.

L’enjeu consiste à offrir une alternative sociale, écologique et démocratique à ce qui se fait (mal) aujourd’hui et à ce qui pourrait se faire (encore plus mal) demain…  Le bulletin France Insoumise Francis Daspe / Carole Gohier correspond véritablement au vote nécessaire, utile, efficace et raisonnable.

Francis DASPE, candidat sur le canton 10 de Perpignan-5

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Juin 13

La France Insoumise : un Observatoire départemental pour redonner du pouvoir d’achat

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Dans un département des Pyrénées-Orientales marqué par la pauvreté et la précarité, il y a urgence à redonner du pouvoir d’achat au plus grand nombre. Les compétences du Conseil département offrent des leviers pour agir, pour peu que la volonté soit présente au moment de relever le défi.

Pour ces élections départementales, La France Insoumise inscrit sa réflexion dans le prolongement du travail réalisé par l’Observatoire citoyen de la vie quotidienne (OCVQ) qu’elle avait lancé à Perpignan à l’occasion des dernières élections municipales. Elle propose la mise en place d’un « Observatoire départemental du pouvoir d’achat ». La finalité qui lui sera assignée est claire : redonner coûte que coûte du pouvoir d’achat à la population des Pyrénées-Orientales. Et certainement pas dire comment s’en passer ou comment se serrer la ceinture, comme semble le suggérer les autres candidats …

A cet effet, tous les leviers disponibles seront activés et actionnés. Pour un Conseil départemental dirigé par La France Insoumise, redonner du pouvoir d’achat à nos concitoyens par des politiques volontaristes constituera une priorité de son action au quotidien. L’ensemble des compétences dévolues au Conseil départemental contribueront dans la mesure de leur possible à la réalisation de cet ambitieux objectif : conditions d’accès aux services publics et aux biens communs, transports et mobilités, culture, sport, loisirs, tourisme etc. Selon les cas, plusieurs dispositifs seront utilisés : tarification solidaire, gratuité, exonérations, allocations de chèques, progressivité des barèmes, mutualisations etc.

Pour le futur « Observatoire départemental du pouvoir d’achat », il n’y aura pas de petits profits dès lors que les dispositifs contribuent à améliorer le « bien-vivre » des catégories les plus modestes confrontées aux crises, avec leur cortège d’urgences du quotidien, de pauvreté et de précarité. Cet « Observatoire départemental du pouvoir d’achat » sera une des garanties du bouclier social que La France Insoumise mettra en place pour mieux protéger les habitants du département.

Francis DASPE, candidat France Insoumise sur le canton 10 de Perpignan-5 pour la liste « Pyrénées-Orientales populaires, écologistes, solidaires »  

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Juin 10

Pour des Pyrénées-Orientales écosocialistes

10 Francis Daspe

Les Pyrénées-Orientales cumulent les indicateurs défavorables : chômage élevé, pauvreté forte, précarité généralisée etc. Pourtant, notre département possède un potentiel indiscutablement prometteur. Les atouts humains, économiques et naturels ne sont pas suffisamment valorisés. Les blocages politiques sont hélas trop nombreux pour qu’il en soit autrement.

Un département se doit de construire sa propre identité. L’option du « tout-tourisme » s’est révélée une impasse, obstacle à une pourtant indispensable diversification du tissu économique local. La tentation d’une métropolisation croissante autour de l’agglomération de Perpignan, dans la lignée de la réforme territoriale, aboutit à un déséquilibre insoutenable entre territoires ruraux délaissés et pôle urbain artificiellement renforcé.

Les Pyrénées-Orientales doivent s’orienter différemment.  Là aussi, des ruptures avec le passé sont à réaliser. Les atouts naturels invitent à faire du département un laboratoire de la transition écologique et énergétique. La mer, la montagne, le soleil, le vent, autant de richesses en capacité d’insuffler un dynamisme insoupçonné à notre département. La préservation des terres agricoles, les aides à une agriculture aux antipodes du productivisme, la relocalisation de l’activité au plus près des lieux de consommation par la valorisation des circuits courts sont les piliers d’une nouvelle donne économique et écologique. L’objectif est de faire émerger de nouvelles filières en liaison avec la satisfaction des besoins sociaux. Cette bifurcation se nomme écosocialisme. Il s’agit de repenser l’utilité sociale de la production, nos manières de consommer, notre rapport à l’écosystème.

L’écosocialisme a vocation à devenir le projet mobilisateur dont les Pyrénées-Orientales ont besoin pour sortir de l’impasse. Avec les candidats de La France Insoumise, agissons pour des Pyrénées-Orientales écosocialistes !

Francis DASPE, candidat France Insoumise sur le canton 10 de Perpignan-5 pour la liste « Pyrénées-Orientales populaires, écologistes, solidaires »  

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Mai 22

Notre projet de société n’est pas compatible avec Amazon

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A Perpignan, le 21 / 05 / 2021,

L’Observatoire citoyen de la vie quotidienne (OCVQ) de Perpignan de La France Insoumise réitère son opposition à l’implantation à Rivesaltes à brève échéance de la plateforme logistique de la société multinationale Amazon.

L’Observatoire citoyen de la vie quotidienne (OCVQ) avait dénoncé les dangers d’une telle implantation pour le petit commerce local, durement touché par des décisions depuis des années favorables aux grandes surfaces et par les conséquences d’une mauvaise gestion de la crise sanitaire.

L’OCVQ réaffirme que son projet de société pour Perpignan, l’agglomération et les Pyrénées-Orientales, n’est pas compatible avec celui porté par le géant Amazon. Il n’y a pas de place pour les champions de la défiscalisation sous toutes ses formes (optimisation, évasion ou fraude selon l’occasion), les promoteurs d’emplois précaires et les apôtres d’une gestion managériale désincarnée. Visiblement, cela ne pose pas de problème à la communauté Urbaine Perpignan-Méditerranée Métropole, à son président et sa flopée de vice-présidents !

L’Observatoire citoyen de la vie quotidienne (OCVQ) estime que l’attractivité d’un territoire passe par d’autres choix en faveur du commerce local et des mesures permettant la revitalisation des communes de la périphérie de l’agglomération, à rebours d’une illusoire et dérisoire métropolisation sans âme. Il faut cesser d’être attiré par le miroir aux alouettes d’une spécialisation atrophiée soumise aux effets de mode, jadis avec le tourisme de masse, maintenant avec la logistique : le développement d’une économie saine passe par une réelle diversification.

Pour l’Observatoire Citoyen de la Vie Quotidienne, Francis DASPE  

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Mai 05

ACTES DES VENDÉMIAIRES INSOUMISES ET CITOYENNES DES PYRÉNÉES-ORIENTALES D’OCTOBRE 2020 (1° PARTIE)

Logo Vendémiaires 2020

 

A Perpignan, le 12 / 10 / 2020,

Les grands projets inutiles imposés (GPII) ou l’art du ruissellement en circuit fermé  

A l’occasion des Vendémiaires Insoumises et Citoyennes des Pyrénées-Orientales qui se sont déroulées samedi 10 octobre 2020 à Ille-sur-Têt, la question des grands projets inutiles imposés, désormais appelés dans le langage courant GPII, a été abordée dans l’atelier consacré à la transition écologique en Occitanie.

La région Occitanie a opté sans guère de modération pour ces grands projets inutiles imposés. Ils ne répondent en aucun cas à la satisfaction de besoins sociaux et à des enjeux d’intérêt général. Ils sont également destructeurs pour l’environnement.

Un autre aspect, tout aussi redoutable mais trop rarement évoqué, a été mis en évidence. Il a trait à la question de l’utilisation de l’argent public. Ces GPII correspondent en fin de compte à des transferts de fonds considérables du public vers des intérêts privés. Ils se caractérisent par des marchés offerts, avec les profits garantis qui vont avec, à la voracité de grands groupes finissant par partager une communauté d’intérêts avec les personnes qui les leur octroient, souvent de surcroît sans la moindre conditionnalité des aides distribuées.

Les grands projets inutiles imposés constituent une modalité renouvelée du processus de confiscation des richesses par l’oligarchie. Ils illustrent l’application décomplexée du principe d’auto-ruissellement orchestré par l’oligarchie et ses commis désignés : l’argent circule à flots en circuit fermé pour un petit nombre de privilégiés. Ils posent enfin la question du scandale du business de la transition écologique, avec la dérive de l’industrialisation qui alimente les illusions nocives du capitalisme vert.

Dans la région Occitanie, les exemples ne manquent pas, à commencer par les projets d’extension du port de Port-La Nouvelle dans l’Aude, d’usine de méthanisation industrielle de Montaut dans l’Ariège, de méga scierie à Lannemezan dans les Hautes-Pyrénées ou d’autoroute Castres –Toulouse dans le Tarn et en Haute-Garonne.

 

 

 

A Perpignan, le 23 / 11 / 2020,

Besoin de volontarisme pour l’emploi dans les Pyrénées-Orientales

A l’occasion des Vendémiaires Insoumises et Citoyennes des Pyrénées-Orientales qui se sont déroulées samedi 10 octobre 2020 à Ille-sur-Têt, la question de l’emploi dans le département des Pyrénées-Orientales a été abordée dans le cadre de l’atelier consacré à l’attractivité du territoire.

Un double constat a été effectué. Les Pyrénées-Orientales possèdent un taux de chômage particulièrement élevé de l’ordre de 11,4%, bien supérieur à la moyenne nationale (7,1%) et à la moyenne régionale (8,4%). Ces chiffres traduisent cependant mal la réalité du sous-emploi dans le département. L’autre grande caractéristique de l’emploi dans les Pyrénées-Orientales réside également dans le fait qu’il soit peu qualifié, mal rémunéré et précaire.

Nous sommes conscients que la question de l’emploi dépend avant tout de politiques nationales et de conjonctures mondiales. Pour autant les collectivités territoriales locales possèdent des compétences qui leur permettant d’agir et de remédier comme autant de leviers à la situation. Mais aucunes d’entres elles ne prennent la bonne direction. La ville de Perpignan, l’ancienne majorité municipalité comme la nouvelle d’extrême droite, est victime de son dogmatisme en matière économique avec sa croyance dans la vertu supposée du marché. La région Occitanie préfère attribuer des subventions aux grandes entreprises en n’exigeant ni conditions ni contreparties. Le département des Pyrénées-Orientales, dont les compétences sont pourtant essentiellement sociales, est prisonnière de l’acceptation des politiques d’austérité appliquées sous le quinquennat Hollande et des baisses drastiques des dotations budgétaires de l’Etat.

La question de l’emploi nécessite du volontarisme qui fait pour l’instant défaut. Le manque d’emploi, le chômage,  et le mal-emploi, la précarité, alimentent  les problèmes de la pauvreté et du pouvoir d’achat qui rongent notre département. Les Insoumis des Pyrénées-Orientales feront des propositions concrètes à l’occasion des prochaines élections départementales et régionales, dans le cadre des compétences attribuées à ces collectivités.

 

 

 

A Perpignan, le 30 / 11 / 2020,

Valoriser les gisements d’emplois dans les Pyrénées-Orientales

A l’occasion de la 5° édition des Vendémiaires Insoumises et Citoyennes des Pyrénées-Orientales qui se sont déroulées samedi 10 octobre 2020 à Ille-sur-Têt, la question de l’emploi dans le département a été abordée dans le cadre de l’atelier animé par Francis Daspe et consacré à l’attractivité du territoire. Plusieurs gisements d’emplois dans les Pyrénées-Orientales ont été identifiés à cet effet. Il y a urgence à les valoriser réellement, ce qui nécessite d’éviter quelques dérives constatées aux différents échelons territoriaux (municipalités, département, région).

Les emplois de proximité dans l’agriculture doivent promouvoir une agriculture paysanne et écologique valorisant les circuits courts, afin de ne pas être dépendants d’une agriculture industrielle productiviste inconséquente et destructrice.

Les emplois engendrés par la nécessaire transition écologique, et notamment dans l’indispensable rénovation thermique, doivent éviter d’être une caution malvenue d’un improbable capitalisme vert.

Les emplois de services publics répondant à des besoins sociaux, de cohésion territoriale et de nécessité écologique, clairement identifiés par les collectivités locales, doivent récuser toute forme de privatisation favorisant une logique marchande.

Les emplois de services et d’aide à la personne, notamment à destination du 3° âge, ne doivent pas être l’occasion de juteux profits pour des groupes financiers privés spécialisés dans la  « silver économie ».

Les emplois dans le tourisme, en lien avec l’aménagement du territoire, doivent cesser d’être précaires, saisonniers et mal payés.

Les emplois dans la formation professionnelle, répondant à des besoins éprouvés, doivent être un levier d’émancipation et ne pas être livrés aux intérêts particuliers des entreprises dans la logique de l’adéquationnisme.

Les emplois dans les industries agro-alimentaires doivent valoriser les productions locales, sans céder aux intérêts des lobbies agro-industriels.

La réalisation de ces objectifs en termes de gisements d’emplois dépend en partie de compétences départementales et régionales. Ils dessinent en creux un projet de société alternatif, que le programme national de La France Insoumise, « L’Avenir en commun », préserve de tout risque des dérives citées.

 

 

 

A Perpignan, le 20 / 12 / 2020,

Gestion de l’argent public : pour des aides conditionnées à des critères

A l’occasion de la 5° édition des Vendémiaires Insoumises et Citoyennes des Pyrénées-Orientales qui se sont déroulées samedi 10 octobre 2020 à Ille-sur-Têt, la question des aides publiques a été transversale aux 3 ateliers qui portaient respectivement sur la question sociale dans les Pyrénées-Orientales, sur la question de la transition écologique en Occitanie, sur la question de l’emploi et de l’activité dans les Pyrénées-Orientales.

Les Vendémiaires Insoumises et Citoyennes accordent une place particulière à la gestion de l’argent public. Celle-ci doit viser exclusivement à la réalisation de l’intérêt général, et non pas à la satisfaction d’intérêts particuliers comme c’est trop souvent le cas avec la gestion clientéliste, voire clanique, des collectivités territoriales. Pour parer à cette dérive, l’attribution d’aides publiques doit être conditionnée à un certain nombre de critères dont la stricte observance est non négociable et ne peut faire l’objet de quelconques contournements.

Des critères sociaux, écologiques et éthiques ont été déterminés à cette occasion. Les aides publiques attribuées doivent servir de levier pour le progrès social (en terme de salaires, de création d’emplois, de nature des contrats de travail, de gestion des salariés etc.), pour la bifurcation écologique (en terme de respect de l’environnement, d’empreinte carbone, de relocalisation de l’activité etc.) et pour la promotion de pratiques éthiques (en terme de gestion des ressources humaines, de partage des profits, d’insertion et de conquête de marchés).

Il est également indispensable que cette définition de critères s’accompagne de la mise en place a posteriori de dispositifs efficaces de contrôle et de suivi. En cas de non respect des dits critères, des clauses permettront la restitution, pour partie ou en totalité, des aides publiques ainsi attribuées.

La question des aides publiques rejoint en bien des domaines les préoccupations concernant la gestion des marchés publics qui exige une réflexion complémentaire à part entière.

 

 

A Perpignan, le 15 / 04 / 2021,

Pour un rééquilibrage des activités économiques dans les Pyrénées-Orientales 

A l’occasion des Vendémiaires Insoumises et Citoyennes des Pyrénées-Orientales qui se sont déroulées samedi 10 octobre 2020 à Ille-sur-Têt, la question des activités économiques dans les Pyrénées-Orientales a été abordée dans plusieurs ateliers de réflexion. Une réflexion s’est engagée sur les caractéristiques de la structure des emplois dans le département et les déséquilibres en résultant.

Les Pyrénées-Orientales sont un département agricole, fortement marqué par la ruralité, en dépit du poids urbain de l’agglomération de Perpignan. L’agriculture départementale n’est pas forcément en avance dans la modernisation, ce qui n’est pas toujours une mauvaise chose en termes de maintien de l’emploi.

C’est un département peu industrialisé, et ce depuis longtemps. L’absence de matières premières constitue une première explication. D’autres raisons renvoient à des choix politiques effectués par les élites, ceux privilégiant « la terre et la pierre », autrement dit la rente foncière et la rente immobilière.

C’est aussi un département désormais fortement marqué par le tertiaire. Une opposition entre un tertiaire peu qualifié, mal payé, précarisé et un tertiaire plus qualifié et parfois « notabilisé » (justice, droit, éducation, administratif) renforce la tendance à la polarisation sociale dans un département se caractérisant par de fortes inégalités.

C’est enfin un département dépendant du tourisme parfois qualifié de mono-industrie. C’est la résultante du choix d’un tourisme de masse, générateur d’emplois saisonniers souvent peu qualifiés, mal payés et précarisés.

La nécessité d’un rééquilibrage des activités économiques et de la structure des emplois dans les Pyrénées-Orientales se fait de plus en plus impérieuse. La région, par ses compétences de chef de file économique, et le département, par ses compétences sociales et les leviers pour l’aménagement du territoire dont il dispose, peuvent tenir un rôle fondamental pour la réalisation de cet objectif. L’enjeu est de taille : modifier en profondeur le modèle de développement économique et procéder à la la création d’emplois d’avenir pérennes.

 

 

 

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