Mai 05

ACTES DES VENDÉMIAIRES INSOUMISES ET CITOYENNES DES PYRÉNÉES-ORIENTALES D’OCTOBRE 2020 (1° PARTIE)

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A Perpignan, le 12 / 10 / 2020,

Les grands projets inutiles imposés (GPII) ou l’art du ruissellement en circuit fermé  

A l’occasion des Vendémiaires Insoumises et Citoyennes des Pyrénées-Orientales qui se sont déroulées samedi 10 octobre 2020 à Ille-sur-Têt, la question des grands projets inutiles imposés, désormais appelés dans le langage courant GPII, a été abordée dans l’atelier consacré à la transition écologique en Occitanie.

La région Occitanie a opté sans guère de modération pour ces grands projets inutiles imposés. Ils ne répondent en aucun cas à la satisfaction de besoins sociaux et à des enjeux d’intérêt général. Ils sont également destructeurs pour l’environnement.

Un autre aspect, tout aussi redoutable mais trop rarement évoqué, a été mis en évidence. Il a trait à la question de l’utilisation de l’argent public. Ces GPII correspondent en fin de compte à des transferts de fonds considérables du public vers des intérêts privés. Ils se caractérisent par des marchés offerts, avec les profits garantis qui vont avec, à la voracité de grands groupes finissant par partager une communauté d’intérêts avec les personnes qui les leur octroient, souvent de surcroît sans la moindre conditionnalité des aides distribuées.

Les grands projets inutiles imposés constituent une modalité renouvelée du processus de confiscation des richesses par l’oligarchie. Ils illustrent l’application décomplexée du principe d’auto-ruissellement orchestré par l’oligarchie et ses commis désignés : l’argent circule à flots en circuit fermé pour un petit nombre de privilégiés. Ils posent enfin la question du scandale du business de la transition écologique, avec la dérive de l’industrialisation qui alimente les illusions nocives du capitalisme vert.

Dans la région Occitanie, les exemples ne manquent pas, à commencer par les projets d’extension du port de Port-La Nouvelle dans l’Aude, d’usine de méthanisation industrielle de Montaut dans l’Ariège, de méga scierie à Lannemezan dans les Hautes-Pyrénées ou d’autoroute Castres –Toulouse dans le Tarn et en Haute-Garonne.

 

 

 

A Perpignan, le 23 / 11 / 2020,

Besoin de volontarisme pour l’emploi dans les Pyrénées-Orientales

A l’occasion des Vendémiaires Insoumises et Citoyennes des Pyrénées-Orientales qui se sont déroulées samedi 10 octobre 2020 à Ille-sur-Têt, la question de l’emploi dans le département des Pyrénées-Orientales a été abordée dans le cadre de l’atelier consacré à l’attractivité du territoire.

Un double constat a été effectué. Les Pyrénées-Orientales possèdent un taux de chômage particulièrement élevé de l’ordre de 11,4%, bien supérieur à la moyenne nationale (7,1%) et à la moyenne régionale (8,4%). Ces chiffres traduisent cependant mal la réalité du sous-emploi dans le département. L’autre grande caractéristique de l’emploi dans les Pyrénées-Orientales réside également dans le fait qu’il soit peu qualifié, mal rémunéré et précaire.

Nous sommes conscients que la question de l’emploi dépend avant tout de politiques nationales et de conjonctures mondiales. Pour autant les collectivités territoriales locales possèdent des compétences qui leur permettant d’agir et de remédier comme autant de leviers à la situation. Mais aucunes d’entres elles ne prennent la bonne direction. La ville de Perpignan, l’ancienne majorité municipalité comme la nouvelle d’extrême droite, est victime de son dogmatisme en matière économique avec sa croyance dans la vertu supposée du marché. La région Occitanie préfère attribuer des subventions aux grandes entreprises en n’exigeant ni conditions ni contreparties. Le département des Pyrénées-Orientales, dont les compétences sont pourtant essentiellement sociales, est prisonnière de l’acceptation des politiques d’austérité appliquées sous le quinquennat Hollande et des baisses drastiques des dotations budgétaires de l’Etat.

La question de l’emploi nécessite du volontarisme qui fait pour l’instant défaut. Le manque d’emploi, le chômage,  et le mal-emploi, la précarité, alimentent  les problèmes de la pauvreté et du pouvoir d’achat qui rongent notre département. Les Insoumis des Pyrénées-Orientales feront des propositions concrètes à l’occasion des prochaines élections départementales et régionales, dans le cadre des compétences attribuées à ces collectivités.

 

 

 

A Perpignan, le 30 / 11 / 2020,

Valoriser les gisements d’emplois dans les Pyrénées-Orientales

A l’occasion de la 5° édition des Vendémiaires Insoumises et Citoyennes des Pyrénées-Orientales qui se sont déroulées samedi 10 octobre 2020 à Ille-sur-Têt, la question de l’emploi dans le département a été abordée dans le cadre de l’atelier animé par Francis Daspe et consacré à l’attractivité du territoire. Plusieurs gisements d’emplois dans les Pyrénées-Orientales ont été identifiés à cet effet. Il y a urgence à les valoriser réellement, ce qui nécessite d’éviter quelques dérives constatées aux différents échelons territoriaux (municipalités, département, région).

Les emplois de proximité dans l’agriculture doivent promouvoir une agriculture paysanne et écologique valorisant les circuits courts, afin de ne pas être dépendants d’une agriculture industrielle productiviste inconséquente et destructrice.

Les emplois engendrés par la nécessaire transition écologique, et notamment dans l’indispensable rénovation thermique, doivent éviter d’être une caution malvenue d’un improbable capitalisme vert.

Les emplois de services publics répondant à des besoins sociaux, de cohésion territoriale et de nécessité écologique, clairement identifiés par les collectivités locales, doivent récuser toute forme de privatisation favorisant une logique marchande.

Les emplois de services et d’aide à la personne, notamment à destination du 3° âge, ne doivent pas être l’occasion de juteux profits pour des groupes financiers privés spécialisés dans la  « silver économie ».

Les emplois dans le tourisme, en lien avec l’aménagement du territoire, doivent cesser d’être précaires, saisonniers et mal payés.

Les emplois dans la formation professionnelle, répondant à des besoins éprouvés, doivent être un levier d’émancipation et ne pas être livrés aux intérêts particuliers des entreprises dans la logique de l’adéquationnisme.

Les emplois dans les industries agro-alimentaires doivent valoriser les productions locales, sans céder aux intérêts des lobbies agro-industriels.

La réalisation de ces objectifs en termes de gisements d’emplois dépend en partie de compétences départementales et régionales. Ils dessinent en creux un projet de société alternatif, que le programme national de La France Insoumise, « L’Avenir en commun », préserve de tout risque des dérives citées.

 

 

 

A Perpignan, le 20 / 12 / 2020,

Gestion de l’argent public : pour des aides conditionnées à des critères

A l’occasion de la 5° édition des Vendémiaires Insoumises et Citoyennes des Pyrénées-Orientales qui se sont déroulées samedi 10 octobre 2020 à Ille-sur-Têt, la question des aides publiques a été transversale aux 3 ateliers qui portaient respectivement sur la question sociale dans les Pyrénées-Orientales, sur la question de la transition écologique en Occitanie, sur la question de l’emploi et de l’activité dans les Pyrénées-Orientales.

Les Vendémiaires Insoumises et Citoyennes accordent une place particulière à la gestion de l’argent public. Celle-ci doit viser exclusivement à la réalisation de l’intérêt général, et non pas à la satisfaction d’intérêts particuliers comme c’est trop souvent le cas avec la gestion clientéliste, voire clanique, des collectivités territoriales. Pour parer à cette dérive, l’attribution d’aides publiques doit être conditionnée à un certain nombre de critères dont la stricte observance est non négociable et ne peut faire l’objet de quelconques contournements.

Des critères sociaux, écologiques et éthiques ont été déterminés à cette occasion. Les aides publiques attribuées doivent servir de levier pour le progrès social (en terme de salaires, de création d’emplois, de nature des contrats de travail, de gestion des salariés etc.), pour la bifurcation écologique (en terme de respect de l’environnement, d’empreinte carbone, de relocalisation de l’activité etc.) et pour la promotion de pratiques éthiques (en terme de gestion des ressources humaines, de partage des profits, d’insertion et de conquête de marchés).

Il est également indispensable que cette définition de critères s’accompagne de la mise en place a posteriori de dispositifs efficaces de contrôle et de suivi. En cas de non respect des dits critères, des clauses permettront la restitution, pour partie ou en totalité, des aides publiques ainsi attribuées.

La question des aides publiques rejoint en bien des domaines les préoccupations concernant la gestion des marchés publics qui exige une réflexion complémentaire à part entière.

 

 

A Perpignan, le 15 / 04 / 2021,

Pour un rééquilibrage des activités économiques dans les Pyrénées-Orientales 

A l’occasion des Vendémiaires Insoumises et Citoyennes des Pyrénées-Orientales qui se sont déroulées samedi 10 octobre 2020 à Ille-sur-Têt, la question des activités économiques dans les Pyrénées-Orientales a été abordée dans plusieurs ateliers de réflexion. Une réflexion s’est engagée sur les caractéristiques de la structure des emplois dans le département et les déséquilibres en résultant.

Les Pyrénées-Orientales sont un département agricole, fortement marqué par la ruralité, en dépit du poids urbain de l’agglomération de Perpignan. L’agriculture départementale n’est pas forcément en avance dans la modernisation, ce qui n’est pas toujours une mauvaise chose en termes de maintien de l’emploi.

C’est un département peu industrialisé, et ce depuis longtemps. L’absence de matières premières constitue une première explication. D’autres raisons renvoient à des choix politiques effectués par les élites, ceux privilégiant « la terre et la pierre », autrement dit la rente foncière et la rente immobilière.

C’est aussi un département désormais fortement marqué par le tertiaire. Une opposition entre un tertiaire peu qualifié, mal payé, précarisé et un tertiaire plus qualifié et parfois « notabilisé » (justice, droit, éducation, administratif) renforce la tendance à la polarisation sociale dans un département se caractérisant par de fortes inégalités.

C’est enfin un département dépendant du tourisme parfois qualifié de mono-industrie. C’est la résultante du choix d’un tourisme de masse, générateur d’emplois saisonniers souvent peu qualifiés, mal payés et précarisés.

La nécessité d’un rééquilibrage des activités économiques et de la structure des emplois dans les Pyrénées-Orientales se fait de plus en plus impérieuse. La région, par ses compétences de chef de file économique, et le département, par ses compétences sociales et les leviers pour l’aménagement du territoire dont il dispose, peuvent tenir un rôle fondamental pour la réalisation de cet objectif. L’enjeu est de taille : modifier en profondeur le modèle de développement économique et procéder à la la création d’emplois d’avenir pérennes.

 

 

 

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Déc 22

Les vœux du PG 66 pour 2021 : l’eau, bien commun de l’humanité

Services Publics

Le Parti de Gauche 66 adresse ses vœux de bonne année 2021 à l’ensemble des habitants des Pyrénées-Orientales. Il s’adresse à des populations touchées par les périodes de confinement. La crise sanitaire de la Covid-19, particulièrement mal gérée par les gouvernements, a accru les difficultés pour des populations déjà fortement éprouvées par la pauvreté et la précarité.

Nous souhaitons en cette période de fêtes de fin d’année à chacun de se délecter avec de bons breuvages (avec modération bien sûr pour les breuvages alcoolisés). Il est un breuvage, non alcoolisé, qui doit concentrer notre attention et nos préoccupations : l’eau. L’eau est source de vie et ressource rare. Elle est un enjeu dans les Pyrénées-Orientales.

Le PG 66 lance au cours des fêtes de fin d’année une campagne d’action en ce sens avec présences sur les marchés, distributions de tracts et collages d’affiches. Le slogan de cette campagne d’action est le suivant : « L’eau, bien commun de l’humanité ! ».

Le PG 66 milite pour la gestion publique de l’eau. Il défend la gratuité des premiers mètres cube d’eau, ceux d’une vie décente et digne. Il propose une tarification solidaire avec progressivité des tarifs dans une logique de péréquation. Il invite à préserver la ressource en luttant contre les mésusages et les pollutions. Le PG 66 considère que la règle verte doit être appliquée à l’eau : ne pas prendre davantage d’eau à notre écosystème que ce que le grand cycle de l’eau produit naturellement. Il exige l’application de la loi Brottes qui stipule l’interdiction de toute coupure d’eau, et aller au-delà du simple lentillage. Il s’oppose à toute privatisation des barrages hydro-électriques qui jouent un rôle essentiel dans la gestion de la ressource. Il estime nécessaire de mettre à disposition du plus grand nombre des fontaines et des douches publiques, conforme à son statut de bien commun.

L’eau n’est pas une marchandise. Nul ne doit accaparer un bien commun à des fins privées mercantiles. Le cycle de l’eau doit être géré par les usagers. Arrêtons de payer pour les dividendes des actionnaires !

Le PG 66 souhaite à toutes et à tous une bonne année 2021, avec la reconnaissance de l’eau comme un bien commun vital. C’est une condition fondamentale pour ériger les bases de l’avènement d’une société des biens communs, point de passage obligé du surgissement de la révolution citoyenne.

Catherine DAVID et Francis DASPE, co-secrétaires départementaux du PG 66              

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Déc 09

Blanquer détruit à marche forcée l’éducation prioritaire au profit de l’enseignement catholique privé

MESR

Le gouvernement projette une expérimentation dès la rentrée 2021 dans les académies de Lille, Nantes et Marseille, visant au remplacement des REP (réseaux d’éducation prioritaire) par un contrat entre Rectorat et établissements. Cela conduira, dès 2022, à la suppression de la carte des REP. La mesure s’inscrit dans le prolongement de la réforme de l’éducation prioritaire de 2014 (sous Hollande) et du dispositif ECLAIR (écoles, collèges et lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite) mis en place en 2011 par le DGESCO de l’époque, Jean-Michel Blanquer (sous Sarkozy).

Il s’agit de réduire l’éducation prioritaire aux seuls REP+ qui se limiteront aux quartiers labellisés politique de la ville. Pour le reste des établissements dépendant des simples REP, le rapport préconise la fin de l’estampillage national. A la place des REP et selon les projets d’établissements, les académies mèneraient une politique locale contractuelle partageant les moyens budgétaires entre éducation prioritaire liée à des critères sociaux et traitement des problèmes liés à la ruralité. A terme, le département des Pyrénées-Orientales serait fortement impacté.

Outre la remise en cause des statuts des personnels et la poursuite des politiques d’austérité par le biais de cette contractualisation, c’est surtout un moyen de favoriser l’enseignement catholique privé. Cette réforme de l’éducation prioritaire vise à opérer un vaste transfert d’argent à destination de l’enseignement privé, déshabillant tantôt les quartiers urbains les plus pauvres tantôt les zones rurales. Le secrétaire général de l’enseignement catholique Philippe Delorme avait déjà annoncé son entrée dans l’éducation prioritaire ; après la loi Blanquer qui prévoit la prise en charge des maternelles catholiques privées, il obtient de nouvelles largesses.

Cette politique poursuit et aggrave la casse de l’éducation publique par le ministre Jean-Michel Blanquer. En cette journée d’anniversaire de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat de 1905, c’est un rude coup qui est porté à la laïcité et à l’école de la République. Le Parti de Gauche demande de mettre en œuvre une politique de l’éducation prioritaire répondant aux besoins éducatifs et d’étendre la laïcité.

Francis DASPE, président de la Commission nationale Education du PG

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Nov 22

Blanquer manipule le syndicalisme lycéen pour le pire de la Macronie !

lecole-du-peuple

Le Parti de Gauche exprime son indignation concernant les pratiques du ministère de l’éducation nationale à l’égard du syndicalisme lycéen. Une enquête de Mediapart nous apprend que le ministère a subventionné un syndicat lycéen, avec des largesses indécentes et dont l’utilisation de l’argent a été encore davantage marquée du sceau de l’indécence.

« Avenir lycéen », un syndicat lycéen acquis à Jean-Michel Blanquer puisque la majorité de ses membres appartiennent aux Jeunes avec Macron (JAM), créé en 2017, défendant des positions pro-gouvernementales, aurait dilapidé une bonne partie des 65 000 euros de subventions reçues en 2019 en frais de bouche, déplacements et autres dépenses dans des bars et hôtels de luxe.

Décidément, il s’agit de drôles de mœurs dans la Macronie décomplexée, et ce dès le plus jeune âge ! Des subventions gargantuesques sont versées avec pour seule contrepartie la docilité : ce « syndicat maison » relaie régulièrement la communication du gouvernement. Dans le même temps, les subventions allouées aux syndicats lycéens opposés aux réformes du gouvernement baissent.

Le PG estime que le lien de confiance avec le ministre Blanquer est bien rompu. Après avoir méprisé les enseignants, après avoir maltraité les étudiants avec sa réforme de Parcousup, après avoir imposé son autoritarisme pédagogique, voilà que le ministre s’évertue à instrumentaliser les lycéens et leurs organisations syndicales. Il s’agit de manipulation de mineurs avec lesquels le gouvernement a visiblement un problème : quand ils contestent la réforme du bac et les épreuves des E3C, il n’hésite pas à les réprimer et à les humilier !

Trop c’est trop : Jean-Michel Blanquer ne peut rester rue de Grenelle. La démission du ministre est la seule décision un tant soit peu honorable. Si tant est que ce vocabulaire possède encore un sens au sein de la Macronie…

Francis DASPE, président de la Commission nationale Education du PG

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Oct 10

La honte des néonicotinoïdes ou l’urgence du paradigme écosocialiste

Ecosocialisme PG

Le Parti de Gauche 66 s’insurge vigoureusement contre le vote majoritaire en faveur du retour des néonicotinoïdes qui s’est déroulé le 6 octobre à l’Assemblée nationale. Quelle unité parfaite entre nos députés des Pyrénées-Orientales, Laurence Gayte, Sébastien Cazenove et Romain Grau pour LREM, Catherine Pujol pour le RN ! Ceux-ci font preuve d’une belle cohérence dans leurs convictions en matière de protection environnementale et sanitaire des populations.

En effet, celle-ci passe visiblement après les intérêts des betteraviers et de l’industrie sucrière. Peu importe que les abeilles en payent au final le prix fort ! Une baisse de 10% sur la totalité de la production française ne pouvait être décemment envisagée ! La France, premier producteur mondial de betteraves sucrières, ne pouvait pas perdre des parts de marché à l’exportation ! Tel est l’argumentaire qui a été opposé à ceux qui dénonçaient les dégâts collatéraux engendrés par cette mesure signant l’inféodation à des intérêts privés.

Le double langage constamment utilisé par la Macronie n’en est plus un : c’est de manière cynique et décomplexée qu’elle apporte de la sorte son soutien aux lobbies de la chimie. Nous sommes confrontés à des empoisonneurs conscients de leurs actes et uniquement préoccupés par leurs profits. Ce décalage ne doit plus faire illusion auprès des populations.

Rompre avec ce vieux monde est un impératif incontournable. En cela, seul le Parti de Gauche porte un projet de société au service du progrès humain. Ce projet, l’écosocialisme, dont le PG a lancé les assises internationales, doit passer par la révolution citoyenne et ouvrir la voie à un nouveau paradigme, celui de la planification écologique, sociale et démocratique au service des besoins humains et non de la finance.

Pour le Secrétariat départemental du PG 66, Catherine DAVID et Francis DASPE

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Oct 04

L’urgence des enjeux écosocialistes dans le Vallespir et les Albères

Ecosocialisme

Dans le cadre de la préparation des assises internationales de l’écosocialisme lancées par le Parti de Gauche, le PG 66 alerte sur l’actualité de luttes significatives dans le Vallespir et les Albères mettant en lumière des enjeux écosocialistes d’importance.

Le PG 66 apporte son soutien à la pétition dénonçant les risques engendrés par la tendance à la déforestation dans les Albères. Cette tendance sera en outre aggravée par les projets du groupe Florian et aura des conséquences désastreuses pour l’environnement : ruissellement et érosion des sols, appauvrissement de la biodiversité concernant tant la faune que la flore,  suppression du « puits carbone » de ce poumon vert des Albères.

Le PG 66 dénonce le projet de construction d’un 4° pont à Céret. Il s’agit d’un projet inutile, disproportionné et d’un autre âge. Il réduit des terres agricoles de plus en plus artificialisées ; il méconnait les réalités du trafic routier et des besoins en mobilité autour de Céret ; il s’illusionne sur les solutions à apporter au désengorgement de la route départementale. Ce pont qui conduira à l’urbanisation de Nogarède n’a-t-il pas pour vocation principale en fin de compte qu’à améliorer l’accès et la desserte du golf de Saint-Jean Pla des Corts, autre catastrophe écologique notamment sur la ressource eau ?

Ici dans le Vallespir et dans les Albères, comme ailleurs, l’écosocialisme constitue une nécessité ardente face à des projets dénués de tout sens. C’est la solution pour promouvoir une bifurcation écologique qui prenne en compte les réalités environnementales et sociales.

Pour le Secrétariat départemental du PG 66, Catherine DAVID et Francis DASPE

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Sep 24

Les projections politiques pour 2022 de Francis Daspe

RRenverser la Table 1

Francis Daspe organisait une conférence de presse pour présenter son nouveau livre intitulé « 2022. Pour renverser la table à la présidentielle » (Eric Jamet éditeur, août 2020).

« Cet ouvrage s’inscrit dans une double logique » indiquait en préambule Francis Daspe qui est impliqué dès le début de sa création dans La France Insoumise, le mouvement lancé en 2016 par Jean-Luc Mélenchon. « Il s’agit de réfléchir à la question de la stratégie, la grande oubliée et trop souvent sacrifiée au profit de la tactique de court terme politicienne et électoraliste. Or c’est ce qu’il y a de plus noble dans l’action politique ». Dans cette optique, l’objectif vise à déterminer une cohérence à la nouvelle séquence qui s’est ouverte avec la fin des municipales  et qui se conclura en 2022 par l’élection structurante dans le régime de la V° République, la présidentielle.

 

Le livre détermine dans un premier temps les conditions de l’action politique. Celles-ci se caractérisent par le triptyque crises / verrous / logiciels périmés. « Les crises sont multiformes et globales, mais la crise démocratique surplombe et impacte les autres comme le montrent l’abstention récurrente et le mouvement des Gilets jaunes ». Pour l’auteur, il faudra d’abord faire sauter des verrous qui paralysent la volonté de changements politiques en profondeur, comme les institutions monarchiques de la 5° République, les traités européens ou une fiscalité injuste. « Si l’on veut parvenir à renverser réellement la table, pour reprendre le titre de mon livre, il sera également nécessaire de proposer autre chose que les logiciels périmés, tels que ceux visant à ressusciter une improbable gauche plurielle bis, à rassembler de manière anachronique la gauche sur le mode cartel ou encore à succomber aux mirages du capitalisme vert », développait Francis Daspe.

 

La description du panorama politique offre une situation pleine d’incertitudes. « Chaque formation politique ne dispose pour l’instant au mieux que de trous de souris ». Et de citer la situation parfois délicate des principales forces politiques : la perte d’un socle électoral et les problèmes d’incarnation pour la droite, les limites du « et en même temps » pour Macron qui cristallise sur sa personne de profonds ressentiments, les plafonds de verre et le problème de la compétence pour le Rassemblement National / Front National, le profond discrédit dans lequel est tombé le Paris socialiste, le manque d’ancrage militant et les ambiguïtés programmatiques pour les écologistes d’EELV.

 

Pour Francis Daspe, La France Insoumise possède des atouts non négligeables. « Une possibilité s’offre pour réaliser les grands changements politiques attendus par une partie de la population ». Une liste de ces principaux atouts est établie : la stratégie de fédérer le peuple ou de fédération populaire qui a fait ses preuves en 2017 et qui vise à dépasser les logiques appareils et l’arithmétique des cartels, l’existence et l’émergence d’une perspective majoritaire enfin réalisable, le fait que La France Insoumise dispose d’une réelle résonance au sein de la population, la crédibilité de son programme « L’Avenir en commun ». « Pour toutes ces raisons, la réalisation de cette révolution citoyenne est à portée de main pour 2022. Elle passe par la définition d’une stratégie s’appuyant sur la restitution au peuple de sa souveraineté ».

 

Cet ouvrage vise à alimenter la réflexion collective en contribuant au débat public. Il suscite des pistes pour passer du « que faire ? » au « comment le faire ? ». « Cette opération est certes complexe mais éminemment nécessaire si l’on veut parvenir à l’objectif de renverser la Table », précisait Francis Daspe qui se risque dans cette perspective à quelques anticipations d’une situation encore confuse ne demandant qu’à se décanter.

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Sep 07

Halte à la répression contre les décrocheurs

David Daspe Idrac bis

La France Insoumise dénonce l’intimidation et la répression qui s’exerce à l’encontre des militants de l’ANR-Cop 21 qui ont décroché le portrait officiel du Président de la République Emmanuel Macron dans la mairie de Vinça le 17 février 2020. Cette action pacifique, dans le cadre d’une campagne nationale, visait à alerter l’opinion publique sur l’inaction des pouvoirs publics en matière d’urgence climatique.

Quatre d’entre eux ont été convoqués pour mardi 7 septembre à la gendarmerie d’Ille-sur-Têt au motif de recel. Il s’agit d’une démarche politique qui caractérise la face sombre de la Macronie, visant à criminaliser l’action militante de contestation, qu’elle soit citoyenne, politique ou syndicale.

La légitimité d’une telle action avait été pourtant reconnue par un précédent jugement du tribunal correctionnel de Lyon qui avait relaxé deux militants écologistes. Cette décision avait été justifiée par « l’état de nécessité » engendré par l’urgence climatique, considérant que « le dérèglement climatique est un fait constant qui affecte gravement l’avenir de l’humanité en provoquant des cataclysmes naturels ».

La France Insoumise condamne fermement ces réactions totalement disproportionnées et liberticides. Elle apporte son soutien plein et entier aux militants concernés.

Pour La France Insoumise, Francis DASPE, Catherine DAVID et Mickaël IDRAC

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Sep 01

Le PG 66 vise la perspective majoritaire pour 2022

Rentrée PG 66 A

Le PG 66 tenait sa désormais traditionnelle réunion publique de rentrée politique ce mercredi 26 août à Perpignan à la salle des Libertés. « Organiser le jour anniversaire de la proclamation de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 une réunion pour parler de la stratégie de la révolution citoyenne constitue un beau symbole qui tombe particulièrement à pic », faisait remarquer en préambule Catherine David, co-secrétaire départementale du PG 66. Elle présentait ensuite les deux intervenants chargés de lancer et d’animer la conférence / débat, qui tous deux sont membres de la première heure à la fois du Parti de Gauche (2008) et du mouvement de La France Insoumise (2016). René Revol, venu du département voisin de l’Hérault, est maire de Grabels et vice-président de Montpellier Métropole. Francis Daspe, local de l’étape, vient de sortir un livre intitulé « 2022. Pour renverser la Table à la présidentielle » (Eric Jamet éditeur, août 2020). « La définition d’une stratégie est  ce qu’il y a de plus honorable en politique. Or cela constitue souvent un angle mort de la réflexion militante. Nous offrons ce soir la possibilité d’en discuter de manière approfondie », poursuivait Catherine David.

René Revol commençait par présenter le contexte politique global qui se caractérise par l’existence d’une double crise : sanitaire et citoyenne. « La crise sanitaire en accroit toutes les dimensions, qu’elles soient écologiques, sociales, démocratiques ou géopolitiques. Elle exacerbe la crise citoyenne qui se traduit par un désintérêt de la chose publique, l’abstention, la remise en cause du consentement à l’autorité fondant toute démocratie ».  Pour l’orateur, la solution nécessite de renouer avec deux héritages incontournables qui sont la condition nécessaire pour espérer gagner. «L’héritage républicain promouvant un humanisme civique nous invite à réaliser pleinement la promesse républicaine abîmée par le règne de la loi du marché et des intérêts particuliers. L’héritage socialiste nous pousse à accorder la priorité à la recherche de l’égalité et de l’émancipation. Ce qui nous conduit à poser la question de la propriété, aussi bien par l’angle du patrimoine que celui de la disposition des moyens de production ». Pour René Revol, ces deux héritages gardent toute leur signification à l’heure de la crise écologique. « Cela montre l’urgence de la réappropriation des biens communs pour tous qui ne pourra se réaliser qu’en affrontant une minorité d’intérêts privés, ce qui peut aussi se nommer lutte des classes ».

Francis Daspe reprenait une formule de René Char citée quelques minutes auparavant par René Revol, indiquant qu’un héritage n’est précédé d’aucun testament.  « Cela signifie aussi qu’il n’existe pas en politique de rentes durables pour qui que ce soit. Cette réalité nous oblige à un effort de réflexion sur la stratégie qui doit être marquée du sceau de la cohérence et de la constance, et à ne pas nous contenter de simples tactiques de circonstances ». Il illustrait son propos en listant les logiciels politiques désormais périmés, comme les logiques de cartels se fondant sur une arithmétique douteuse, les improbables tentatives de rassemblement de la gauche sur le modèle de la gauche plurielle de jadis, les gestions clientélistes désuètes, les impasses du capitalisme vert voulant faire croire à la compatibilité entre l’écologie et l’économie de marché, ou encore certaines dynamiques citoyennes ne bénéficiant qu’à des premiers de cordée aspirant à la notabilité locale.

« La crise démocratique surplombe toutes les autres crises, comme l’ont montré le mouvement des Gilets jaunes en recherche de souveraineté populaire ou la récurrence d’une forte abstention qui n’est nullement abstentionniste par les messages qu’elle nous délivre », développait Francis Daspe. Il poursuivait en indiquant que le mérite principal de La France Insoumise et de Jean-Luc Mélenchon résidait dans le fait qu’ils avaient ouvert au plus grand nombre la possibilité d’une perspective majoritaire. « Cela passe par la poursuite et l’approfondissement de la stratégie dite populiste de fédérer le peuple. Pour ce faire, il s’agit d’intensifier l’implication populaire et de s’appuyer sur le concept de démocratie plébéienne qui prenne en considérations les aspirations et les revendications du plus grand nombre en respectant la souveraineté des citoyens ».

Face à l’insuffisance générale des offres politiques lors des dernières municipales, une nouvelle séquence politique s’ouvre qui se clôturera avec la présidentielle de 2022. « Pour chacune des forces politiques, il existe des incertitudes majeures pour l’instant non résolues, mais aussi des trous de souris qu’il conviendra d’emprunter et d’élargir pour espérer gagner une élection qui sera à nulle autre pareille », concluait Francis Daspe en faisant part de son optimisme.

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Août 25

Une rentrée tonique pour le PG 66

David Daspe Idrac bis

Les responsables départementaux du Parti de Gauche 66 organisaient une conférence de presse pour présenter la rentrée politique de leur organisation. « Cette rentrée s’inscrit dans la logique d’une séquence politique qui s’ouvre dès à présent et se terminera avec la présidentielle de 2022, avec en mars prochain les élections départementales et régionales », indiquait en préambule Francis Daspe pour qui la séquence des municipales est désormais close. La stratégie de La France Insoumise qui sera celle du Parti de Gauche (le parti de Jean-Luc Mélenchon ayant été à l’origine du lancement du mouvement de La France Insoumise qui a porté la candidature Mélenchon en 2017) s’appuiera sur une triple cohérence stratégique. « Une cohérence sur l’ensemble du territoire qui récusera les tentations de stratégie à géométrie variable au final illisibles ; une cohérence sur l’ensemble de la période avec une stratégie identique pour toutes les élections ; une cohérence en termes de programme avec le programme « L’Avenir en commun » qui sera réactualisé tout en conservant ses orientations de rupture qui avaient fait sa  force en 2017 », expliquait Francis Daspe.

Autrement dit, pour garder l’objectif de réaliser la révolution citoyenne. C’est précisément le thème de la conférence intitulée « Stratégie de la révolution citoyenne » qui sera au menu de la rentrée politique du PG 66 ce mercredi 26 août à Perpignan, à la salle des Libertés, à partir de 18 heures. « Quel plus beau symbole pour parler de révolution citoyenne que le jour anniversaire de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 », s’exclamait Mickaël Idrac qui présentait les deux intervenants qui introduiront les échanges et les débats. « René Revol, maire de Grabels dans l’Hérault voisin, est un habitué du département. Pour sa part, Francis Daspe vient précisément de sortir un livre au cœur du sujet, intitulé de manière significative « 2022. Pour renverser la Table à la présidentielle » (Eric Jamet éditeur, août 2020) ». Cette conférence est bien évidemment ouverte au public, et plus particulièrement aux militants de La France Insoumise.

Catherine David pour sa part évoquait l’action de plus long terme qui rythmera l’activité militante du PG 66 pendant les prochains mois. « Le PG a décidé de lancer les Assises internationales de l’écosocialisme. Nous les déclinerons au niveau départemental par un certain nombre d’initiatives, réunions publiques, travail d’éducation populaire, valorisation de questions et de luttes écologiques, diffusion des 18 thèses de l’écosocialisme, auditions d’acteurs locaux etc. ». Et Catherine David de préciser que l’écosocialisme est incompatible avec le capitalisme vert et l’économie de marché, n’en déplaise à Yannick Jadot. « L’écosocialisme vise à répondre de manière globale à la quadruple urgence menaçant l’écosystème humain : écologique avec le réchauffement climatique, sociale avec l’accroissement des inégalités, démocratique avec l’absolutisme du marché, géopolitique avec la multiplication des tensions diplomatiques ».

Pour le PG 66, la rentrée est plutôt chargée et demandera du tonus militant.

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