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Nov 06

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Le bon petit soldat sarkozyste de Perpignan

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Le Parti de Gauche 66 dénonce la décision du Conseil municipal de Perpignan qui prévoit d’armer la police municipale, avant même que le décret du gouvernement ne soit publié. Ce choix n’est pas en mesure de régler ni la sécurité des citoyens ni des agents : les armes lourdes n’ont jamais été destinées aux tâches de sécurité de proximité qui incombent à la police municipale.

On peut alors s’interroger sur les réelles motivations d’une telle décision disproportionnée et précipitée, en somme totalement hors de propos. Les interférences avec le contexte national des primaires de la droite font alors sens. Le candidat soutenu avec zèle par le maire de Perpignan, Nicolas Sarkozy, en difficulté dans les sondages, joue son va-tout en s’efforçant de dramatiser les questions situées aux confins de la droite extrême pour mieux ratisser les suffrages de l’extrême droite. La sécurité en fait évidemment partie. En « bon petit soldat sarkozyste », Jean-Marc Pujol contribue à créer ce contexte à des fins politiciennes. Pendant ce temps, son premier adjoint, pourtant relais local d’Alain Juppé mais piégé par cette initative, ne dit mot et consent donc…

Doit-on considérer qu’il s’agisse d’un élément préoccupant d’un symptôme de la « trumpisation » des esprits à Perpignan ? Le vote unanime du Conseil municipal de Perpignan tendrait à l’accréditer, l’ironie déployée sur la forme à cette occasion par le groupe Front National ne faisant que renforcer l’évidente connivence sur le fond …

Francis DASPE, co-secrétaire départemental du PG 66   

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